20 février 2007

CGM, UGC, CFM, CGM…

Il est amusant de voir comment les concepts, tout comme les nouvelles technologies, peuvent apparaître et se développer tout en restant mal nommées. L’ambiguïté entre les termes mobile et portable à propos des téléphones me réjouit souvent ; j’aime bien le flottement dans l’air quand quelque parle de son portable et qu’on l’ignore s‘il s’agit d’un ordinateur ou d'un téléphone. J’aime aussi quand un hurluberlu américanisé parle de son cellulaire ou de son laptop. Ou quand quelque chose commence à vivre sous forme de sigle : on se demande alors si cela va continuer ou si une dénomination moins barbare va s’y substituer. Je me souviens par exemple de l’époque où l’on écoutait la TSF avant d’écouter la radio. Aujourd’hui, je m’intéresse de près le destin du CGM (consumer generated media) et de sa lutte avec l’UGC (user generated content), les deux désignant le fait que les gens (et surtout les internautes) peuvent de plus en plus facilement créer des contenus et notamment des pubs. On notera que des pervers troublent le jeu en parlant d’UGM (user generated media) ou de CGC (à vous de deviner !).
Depuis quelque mois, les plus en pointe des experts de la com’ digitale perfectionnent la chose en parlant de CFM (consumer fortified media) … sauf ceux qui parlent encore de CGM, mais cette fois au sens de Co-Generated Media. (Vous me suivez toujours ?).

Dans ces deux derniers cas, l’idée n’est plus de laisser les internautes créer librement le contenu (un film par exemple) et donc travailler à la place de l’agence de publicité. Car, même si la participation tous azimuts est à la mode, on en revient de cette stratégie, on sait maintenant que c’est pas si évident. L’idée est plutôt de laisser les internautes enrichir une création proposée par un marque (cf Dove Evolution) ou de collaborer avec la marque pour aboutir à une création aussi originale que pertinente.
J’y reviendrais.

Sur ce, je vous laisse, c’est l’heure de mon THC (thé-hydromel-canelle)

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