22 décembre 2006
Hedy Lamarr, astre mobile
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Je ne sais si vous connaissez l’actrice Hedy Lamarr. Moi, je me souviens de certains de ses films, sortis dans les années 40. Je me souviens qu’elle était considérée comme l’une des plus belles femmes de son temps. Je me souviens que c’est la première femme apparue nue au cinéma. C’était dans « Ecstasy » en 1933 et cela fit un beau scandale.
Je me souviens de tout cela.
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Vous pouvez donc imaginer ma surprise quand je lus dans « Le Monde 2 » qu’Hedy
Lamarr est en partie à l’origine de la téléphonie mobile. Pour une personne de mon âge, c’est un peu comme si on m’apprenait que Lana Turner avait inventé le microprocesseur, Rita Hayworth le bluetooth ou Marylin le GPS.
Durant la seconde guerre mondiale, Hedy, qui était très loin d’être une bécasse, a en effet déposé un brevet sur le cryptage du guidage des torpilles, basé sur le principe du saut de fréquence. Ce principe fut ensuite largement utilisé par les réseaux de télécommunication.
Vous pouvez lire l’histoire plus en détails - et voir le fameux extrait d’Ecstasy - ici
Cette belle histoire me laisse songeuse.
• Elle m’inspire le regret que l’histoire des inventions et des technologies soit si négligée, alors qu’elle est souvent si passionnante.
• Elle me fait plaisir : j’aime quand les gens se révèlent bien plus riches et multiples qu’ils ne semblent l’être à première vue.
• Elle me fait regarder les pages people d’un œil nouveau : Scarlett Johanson est-elle en train de méditer l’invention de la téléportation ? Keira Nightley a-t-elle déposé le brevet définitif sur les écrans holographiques ? Cameron Diaz va-t’elle révolutionner l’énergie solaire ?…
Sur ce, je vous laisse, il faut que je boucle mon article intitulé « Induction of heme oxygenase-1 inhibits NAD(P)H oxidase activity by down-regulating cytochrome b558 expression via the reduction of heme availability during the bûche de Noel Syndrome »
15:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hedy lamarr, mobile
21 décembre 2006
Le nouveau marketing est une fête
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Jeudi, c’est théorie. Et ma causerie de ce jeudi a pour but de vous faire admettre que le marketing aujourd’hui est une fête. Je ne veux pas dire par là qu’on s’amuse spécialement dans les agences de com’ et les directions marketing (quoique, sans doute plus qu’en faisant les trois-huit dans une usine de poisson). Je veux dire que le marketing et la communication changent de paradigme. Et que le nouveau paradigme est celui de la fête.
Pourquoi ? Parce que l’univers de la communication change : les médias sont de moins en moins des médias de communication, et de plus en plus des médias sociaux (blogosphère, réseaux sociaux, toutes ces choses participatives, communautaires, collaboratives,…). Dans cet univers de médias sociaux, les gens sont chez eux, mais les marques pas forcément.
Avec ce changement de nature des médias, la communication et le marketing passent d’un modèle type spectacle (où les marques achètent le droit de monter sur scène faire leur petit show promotionnel devant un public passif) à quelque chose qui ressemblerait à une grosse fête. Une grosse fête avec plein de gens qui causent entre eux, se racontent des choses, font des rencontres, passent d’un groupe à l’autre.
Une marque peut tout à fait tenter de se joindre à la fête, s’y incruster, s’y faire des amis, voire devenir la star de la soirée. Elle peut même organiser elle-même la fête. Mais son intervention en tant que marque ne sera bien reçue qu’à certaines conditions :
• Il s’agit de ne pas embêter le monde avec ses messages publicitaires qui plomberaient l’ambiance ou sonneraient comme autant d’histoires pas drôles ou de citations pompeuses. Rester dans cette logique, ce serait prendre le risque d’être aussi bien reçu qu’un VRP faisant son numéro de camelot dans une soirée branchée (remarquez ça peut avoir un charme old school).
• Il s’agit au contraire d’être un convive agréable et intéressant, de raconter des bonnes blagues, (comme celle du gars Alto Clothing ), de lancer des sujets de conversation pertinents (façon Dove), d’organiser des petits jeux vaguement amusants (style genre ça ) et aussi d’écouter ce que disent les gens.
C’est certes pas évident, c’est plus difficile que de mettre un spot TV dans une bannière vidéo, mais bien plus intéressant, ça remet plein de choses en jeu. On y reviendra (ce sujet – le conversation marketing- est une de mes marottes, je vous aurais prévenu)
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Sur ce, faut que je m’apprête, car ce soir, c’est la fête : il y a soirée pyjama à la maison de retraite de ma cousine Odette. Je vais tenter de m’incruster pour boire du crémant à l’œil.
13:45 Publié dans c-marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conversation marketing
19 décembre 2006
Vie ethernet
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Je viens de croiser Sœur Emmanuelle dans la salle d’attente du médecin. Malgré ses 98 ans, elle se porte comme une fleur et nous enterrera tous. Elle était juste venue consulter pour une légère douleur au poignet après une partie de pétanque à la nuit tombée.
Nous en vînmes à causer du net et plus exactement du tintamarre médiatique autour de Second Life. Je m’étonnais qu’elle n’y soit pas, dans Second Life, alors qu’Adidas, IBM, American Apparel et le FN y sont et qu’elle-même est on ne peut plus « geek » (pour son âge). Sa réponse me déconcerta : si elle est absente de Second life, ce n’est pas parce qu’elle aurait une « pratique old school du self branding » (sic !), mais pour des raisons spirituelles. Elle est gênée - et je dois l’avouer, je le suis un peu aussi- par l’avènement de ce monde parallèle. Sans doute n’est-ce pas totalement un paradis artificiel, mais cela ressemble tout de même à un monde où l’on s’immerge comme pour fuir le monde réel. « Pourquoi les gens cherchent-ils une seconde vie ?, se demandait Sœur Emmanuelle. Plutôt que de se créer une vie de rechange dans une deuxième monde, ils feraient mieux de changer la vie dans ce monde-ci !!». Je l'asticotais un tantinet en lui disant que c’était peut-être qu’une question de génération, que classiquement les vieilles personnes ont du mal à comprendre les comportements des jeunes, qu’il n’y avait pas de quoi monter sur ses petits poneys. Elle me dit « Que nenni ! ma Lucienne. Il y a quelque chose qui ne va vraiment pas ! Passer son temps à construire des bâtiments virtuels et à spéculer sur le lidendollars ! Alors qu’il y a tant de gens sans logement, et qu’on a tant besoin de bénévoles et..». Sur ce, le médecin l’appela, elle bondit de sa chaise, me claqua la bise, lança son fameux « Yala ! » et s’éclipsa.
Un instant, je l'ai soupçonné d'être à l'origine de "Get a first life"
Sur ce, je vous invite à aller voir le site de son association : http://www.asmae.fr
15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : second life
15 décembre 2006
Dove is in the air
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J’aime bien Dove. C’est sans doute la seule marque à avoir utilisé un mannequin plus vieux que moi pour l’une de ses pubs. C’était pour la campagne « Pour toutes les beautés ». Une campagne intéressante avec une belle rupture des codes du secteur au profit d’une dimension comme qui dirait « sociétale ». Le dispositif aussi était intéressant avec un joli « drive to web » (vous remarquerez avec quelle aisance je maîtrise le jargon d’aujourd’hui).
Mais bon, bref, vous connaissez tout ça. Tout comme le film Evolution, un bel exemple de .. quoi : Branded content ? Branded entertainment ? . En tout cas, c’est ici et ça a dépassée million de visionnage.
Ce film a donné lieu à plusieurs parodies (ou « spoof » comme on dit de nos jours) dont celle-ci est sans doute la plus réussie.
A ce stade d’élaboration, c’est plus de l’hommage que de la critique, ce me semble.
Sur ce, je vous quitte, je vais me faire un soin nettoyant moussant crémeux nourrissant.
12:28 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Pinko-marketing
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Entre nous, si vous voulez être à la pointe du combat (de la « hype » comme dit mon arrière petit fils Hugo) en matière de web social et de conversation-marketing , il faut :
a/ dauber sur le WEB3
b/ parler de pinko-marketing tout en disant que l’on est déjà passé à autre chose.
Quelque chose (mon petit doigt, si vous voulez tout savoir), quelque chose me dit que le Pinko-marketing n'est que le versant "politique" de l'open-source marketing.
Sur ce, c’est l’heure du thé. Je me faire un petit Earl Grey Commerce Equitable, je vous raconterais.
12:20 Publié dans c-marketing | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Pinko-marketing, open-source marketing, conversation-marketing
Carlos. Deleuze. Gotainer.
Un chroniqueur de Télérama (oui, j’ai des lectures que d’aucuns qualifieraient de « bobo », alors que 1/ je lisais déjà Télérama quand il était beaucoup plus catho que bobo 2/ j’ai connu la faim), un chroniqueur de Télérama, disais-je avant de me couper la parole (et il faudrait que je perde cet fâcheuse habitude), un chroniqueur de Télérama fait pertinemment remarquer que la plupart des publicités d’aujourd’hui nous glissent dessus. On les voie, puis on les oublie. Alors que celles des années 80 s’incrustaient profondément dans nos cerveaux. Grâce à quoi ? A des chansons !
Un petit florilège de ces spots que les plus de trente ans n’ont pas pu oublier vient à l’appui de sa remarque. Vous le retrouverez ici
Toutes ces scies, ça m’a fait penser à Deleuze et à son idée de ritournelle, celle qui fabrique du temps impliqué et ordonne le chaos. Mais bon, cette référence, c’est un tantinet pour me la jouer comme dit mon arrière petit fils Hugo (qui ne connaît pas plus Deleuze que Casimir ou Nicolas et Pimprenelle). Ce que je veux dire, c’est que toutes ces publicités des années 80 sont restées gravées dans les cerveaux parce qu’elles étaient chantées. Et même si les images se sont effacées, la mélodie est restée (la bougresse ! ). D’où d’ailleurs la nostalgie qui nous étreint quand nous retrouvons les images correspondant à une ritournelle qui, elle, ne nous avait jamais quitté.
Les publicités d’aujourd’hui chantent beaucoup moins. On pourrait même dire que la pub déchante : on est passé de la réclame chantée à la bande son de film publicitaire. L’évolution de Ricoré en témoigne assez bien. La pub déchante, et donc passe plus furtivement. Car la musique électronique ou le pop rock épique, c’est bien beau, c’est chic, mais pas mnémotechnique.
Evidement, il y a des exceptions : , 118218... Des tubes des années 80, est-ce un hasard ? Faut-il se plaindre de cette évolution ? Sans doute pas (outre le fait que je ne suis pas de ces vieilles que se plaignent sans cesse). La pub d’aujourd’hui ne joue pas sur les mêmes ressorts, n’activent pas les mêmes zones du cerveau : elle fait plus dans la contemplation, moins dans la cabaret, elle est plus dans la séduction esthétique moins dans le « allez, tous en choeur ». Et puis cela dépend aussi sans doute du type de produit.
Sur ce, je vous invite à lire le papier de Télérama et je vous quitte car il faut que je finisse un mash up go-go (Gotainer meets Gorecki)
12:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Allez, zou, plongeons !
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Allez, je plonge dans le web, et sans crainte, car j’en ai connu des plongeons plus risqués. C’est pas un modeste blog qui va m’effaroucher. Surtout que je compte y barboter à mon aise, l’éclaboussant de toute ce qui me passe par la tête. En l’espèce, un peu de tout et de n’importe quoi, mais quand même surtout des pensées prétendument élevées en rapport avec les médias, le numérique, la publicité, la post-publicité, la pata-publicité, la meta-publicité, l’über-publicité, bref, toutes ces sortes de choses dont une foule de blogs parlent déjà, mais avec un point de vue de petit jeune de 20-30 ans, pas de quasi-nonagénaire, bien qu’avec toutes ses dents. C’est dire si mon positionnement est différenciant.
Allez, « enjoy ! » comme disaient les GI en 44 en distribuant des gommes à mâcher.
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