21 décembre 2006

Le nouveau marketing est une fête

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Jeudi, c’est théorie. Et ma causerie de ce jeudi a pour but de vous faire admettre que le marketing aujourd’hui est une fête. Je ne veux pas dire par là qu’on s’amuse spécialement dans les agences de com’ et les directions marketing (quoique, sans doute plus qu’en faisant les trois-huit dans une usine de poisson). Je veux dire que le marketing et la communication changent de paradigme. Et que le nouveau paradigme est celui de la fête.
Pourquoi ? Parce que l’univers de la communication change : les médias sont de moins en moins des médias de communication, et de plus en plus des médias sociaux (blogosphère, réseaux sociaux, toutes ces choses participatives, communautaires, collaboratives,…). Dans cet univers de médias sociaux, les gens sont chez eux, mais les marques pas forcément.
Avec ce changement de nature des médias, la communication et le marketing passent d’un modèle type spectacle (où les marques achètent le droit de monter sur scène faire leur petit show promotionnel devant un public passif) à quelque chose qui ressemblerait à une grosse fête. Une grosse fête avec plein de gens qui causent entre eux, se racontent des choses, font des rencontres, passent d’un groupe à l’autre.
Une marque peut tout à fait tenter de se joindre à la fête, s’y incruster, s’y faire des amis, voire devenir la star de la soirée. Elle peut même organiser elle-même la fête. Mais son intervention en tant que marque ne sera bien reçue qu’à certaines conditions :
• Il s’agit de ne pas embêter le monde avec ses messages publicitaires qui plomberaient l’ambiance ou sonneraient comme autant d’histoires pas drôles ou de citations pompeuses. Rester dans cette logique, ce serait prendre le risque d’être aussi bien reçu qu’un VRP faisant son numéro de camelot dans une soirée branchée (remarquez ça peut avoir un charme old school).
• Il s’agit au contraire d’être un convive agréable et intéressant, de raconter des bonnes blagues, (comme celle du gars Alto Clothing ), de lancer des sujets de conversation pertinents (façon Dove), d’organiser des petits jeux vaguement amusants (style genre ça ) et aussi d’écouter ce que disent les gens.
C’est certes pas évident, c’est plus difficile que de mettre un spot TV dans une bannière vidéo, mais bien plus intéressant, ça remet plein de choses en jeu. On y reviendra (ce sujet – le conversation marketing- est une de mes marottes, je vous aurais prévenu)
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Sur ce, faut que je m’apprête, car ce soir, c’est la fête : il y a soirée pyjama à la maison de retraite de ma cousine Odette. Je vais tenter de m’incruster pour boire du crémant à l’œil.

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